Le Conseil et la décentralisation : 250 artistes de toutes les régions associés annuellement au processus d'octroi des subventions

Extrait du bulletin de liaison du Conseil des arts et des lettres du Québec

Numéro 4, avril 1997


 «Certains souhaiteraient que le Conseil des arts et des lettres du Québec soit décentralisé vers les régions. Il importe que l'on se comprenne bien. Il y a plus d'une façon de permettre aux milieux d'avoir une prise sur leur avenir. La décentralisation vers les territoires en est une. La décentralisation vers les artisans en est une autre. C'est cette deuxième forme de décentralisation qui a été choisie en rendant aux artistes eux-mêmes les choix qui définissent aujourd'hui l'avenir de leur pratique professionnelle.»

C'est dans ces termes que la ministre Louise Beaudoin, dans une allocution prononcée au Sommet de la Montérégie le 30 janvier 1997, parlait de la décentralisation du Conseil.

La ministre a rappelé devant un auditoire composé de représentants des différents milieux sociaux, économiques et culturels de la région, que «comme le voulait le législateur, le Conseil est un organisme indépendant et autonome qui assure la neutralité essentielle des pouvoirs politiques à l'égard de la création artistique. Les artistes eux-mêmes sont étroitement associés au choix des orientations et aux prises de décision du Conseil. Ce sont 250 artistes et intervenants culturels de toutes les régions qui siègent annuellement à des jurys et comités pour l'attribution des bourses et des subventions, qui totalisent annuellement 40 millions de dollars.»

Louise Beaudoin a aussi souligné que le Conseil avait pris des moyens pour moduler ses interventions afin que naisse une synergie entre les dynamiques régionale et nationale. «À cet égard, le Conseil a mis sur pied un Comité des régions ayant pour mandat de guider l'organisme dans ses interventions. En vue de s'assurer d'un équilibre face aux régions, le Conseil a réservé une enveloppe d'un million de dollars destinée aux artistes en début de carrière vivant à l'extérieur de Montréal et de Québec. Cette mesure a permis de considérer davantage les spécificités régionales et d'augmenter globalement le nombre de bourses en région.»




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