INVESTIR DANS L'IMAGINAIRE DE

Pianoscope

Investir dans l'imaginaire d'Alexandra Stréliski

En 2014, la jeune pianiste et compositrice Alexandra Stréliski vit un rêve éveillé. La pièce Prélude de son premier disque, Pianoscope, a tapé dans l’oreille du réalisateur québécois Jean-Marc Vallée, qui l’a intégrée à la trame sonore de son film hollywoodien Dallas Buyers Club.

Résultat : Prélude retentit en direct à la cérémonie des Oscars, alors que le film du réalisateur remporte deux prix. Difficile pour une œuvre musicale poignante d’avoir plus bel accompagnement visuel que Matthew McConaughey et Jared Leto en larmes cueillant leurs statuettes à heure de grande écoute! La pianiste bénéficie alors d’une vitrine stellaire faisant bondir à près de quinze millions les écoutes en continu à travers les différentes plateformes numériques.

Une étoile est née.

Découvrir l’œuvre

Sorti en 2011, constitué de 12 pièces instrumentales pour piano seul, Pianoscope (Secret City Records) est une bouleversante invitation au voyage. Alexandra Stréliski distille une musique onirique, lumineuse et envoûtante, chargée d’émotions, empreinte de mélancolie mais aussi d’espoir. De Prélude à Berceuse, on oscille entre le joug du souvenir et la promesse de la liberté.


Classique et moderne

En 2010, le Conseil a accordé une bourse de sa catégorie « relève » à Alexandra Stréliski pour qu’elle puisse se consacrer pleinement à l’écriture de son premier album, Pianoscope. La jeune pianiste troque alors la composition-sur-commande de l’univers publicitaire où elle travaille pour se consacrer à la création d’œuvres personnelles. Dès sa sortie, Pianoscope conquiert la critique et les amateurs de musiques nouvelles. Son plus récent album, Inscape (Secret City Records) sorti en 2018, ne fera que confirmer son talent.

C’est au clavier et sans paroles qu’Alexandra Stréliski raconte des histoires. Des images naissent sous les doigts de cette passionnée de musique de film dont les compositions incitent au rêve et à la méditation. Après avoir modestement amorcé son autopromotion sur YouTube et Bandcamp, Stréliski s’est retrouvée guichets fermés au Festival de Jazz de Montréal, puis en tournée au Québec et en Europe. Saluée comme « l’une des nouvelles stars du classique moderne » par le magazine Billboard, elle s’inscrit dans la lignée d’Érik Satie, Philip Glass, Randy Newman et Jon Brion.

Alexandra-Stréliski sera en spectacle au Festival de Jazz ce 4 juillet, à guichets fermés.

Alexandra-Stréliski. Crédit : Raphael Ouellet

25 ans de musique renouvelée

Le paysage de la composition musicale au Québec peut se targuer d’être riche en artistes de grand talent.

Énergique et iconoclaste, le compositeur, chef d’orchestre et directeur artistique de la Société de musique contemporaine du Québec, Walter Boudreau, a signé plus de 60 œuvres. Avec Denys Boulianne, il a codirigé la monumentale Symphonie du Millénaire (2000). Associant 15 ensembles pratiquement tous soutenus par le Conseil, cette œuvre collective a été écrite par 19 compositeurs pour 333 musiciens, 2000 carillonneurs, 15 clochers, 1 grand orgue, 56 cloches et 2 camions de pompiers! Des milliers de personnes ont assisté à ce méga concert gratuit qui s’est tenu sur une scène d’un kilomètre carré.

Se produisant régulièrement avec plusieurs formations musicales, classique, world et jazz, Karen Young a reçu des bourses pour ses albums Cantiques des cantiques, La couleur du vent et sa messe polychorale, Missa Campanula, enregistrée en janvier 2015 avec 26 chanteurs, dont Suzie LeBlanc et Coral Egan.

Inventif, protéiforme et joyeusement chaotique, l’Orchestre d’hommes-orchestres est « fanfare-folk-expérimentale » qui met en relation des artistes de différents horizons (arts visuels, théâtre, danse, etc.) pour renouveler son langage musical à coups de spectacles- événements, le plus débridé à ce jour étant Joue à Tom Waits.

Joue à Tom Waits, de l'Orchestre d'Hommes-Orchestre

Joue à Tom Waits, de l’Orchestre d’Hommes-Orchestre. Crédit : Bernadette Fink

En plus de soutenir les artistes par des bourses couvrant l’éventail de leurs démarches professionnelles, le CALQ s’associe depuis 1998 au Conseil québécois de la musique en attachant un montant de 10 000 $ au prix Opus du Compositeur de l’année.

Récipiendaire de ce prix en 2019, Nicole Lizée crée de la musique nouvelle inspirée par un mélange éclectique d’influences incluant les premières vidéos MTV, la culture rave et les films d’Hitchcock et Kubrick.

Ode à la musique libre et à l’imagination, Ubiquité, du pianiste et compositeur Martin Lizotte est de la haute voltige sonore. Il a remporté le Félix de l’album instrumental de 2018 à l’ADISQ et le Lucien de l’album expérimental 2018 au GAMIQ.Pianiste, compositrice et improvisatrice exceptionnelle, Lorraine Desmarais a démontré sa polyvalence musicale sur une dizaine d’albums et en se produisant entre autres avec des artistes tels que Chick Corea, Oliver Jones, Michel Donato, Ariane Moffatt et Michel Rivard.

25 ans du Conseil des arts et des lettres du Québec

Cet article s’inscrit dans une série d’histoires consacrées aux imaginaires et aux œuvres ayant reçu l’appui du Conseil des arts et des lettres du Québec depuis 1994.

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