INVESTIR DANS L'IMAGINAIRE DE

Traces

Investir dans l'imaginaire des 7 Doigts

Créé en 2003 par Les 7 doigts de la main, Traces est une déclaration d’amour à la vie qui associe musique, chant, dessin et tours de force acrobatiques. Le niveau de risque, la singularité et l’énergie débridée de ce spectacle poétique et explosif ont imposé la compagnie internationalement, et le Québec comme berceau du cirque réinventé.

Découvrir l’œuvre

Mis en scène et chorégraphié par Shana Carroll et Gypsy Snider, Traces nous entraîne dans l’abri précaire où vivent sept individus (initialement interprétés par Lucas Boutin, Mikael Bruyère-l’Abbé, Isis Clegg-Vinell, Yann Leblanc, Nathan Price et Song Enmeng) qui emploient la création pour riposter à la menace de la destruction. Leurs corps projetés sur scène expriment leur créativité et leur désir de laisser des traces de leur aventure humaine en partageant leur passé, leurs forces et leurs faiblesses.

À ce jour, 1 800 représentations de Traces ont été vues par 1 million de spectateurs dans 200 villes de 25 pays.  Depuis sa création, il a employé 38 artistes de cirque.

Traces a conquis le public et la critique aux quatre coins du monde, et a été salué comme « un phénomène » (Le Monde), « une dose d’adrénaline urbaine et de magie » (New York Times), « tonique et touchant, jouissif et joyeux, envoûtant et amusant, sympathique et sublime » (Le Devoir).

Qui sont les 7 Doigts?

Les 7 doigts de la main est un collectif fondé en 2002 par sept artistes désirant redéfinir le cirque contemporain en mélangeant disciplines, acrobaties et théâtralité. Présentées en salles plutôt que sous chapiteau, leurs créations se déploient dans divers gabarits souvent intimistes et rayonnent sur la planète.

Traces, par les 7 doigts de la main

Traces, par les 7 doigts de la main – Crédit : Michael Meske et Valérie Remise

Depuis ses débuts, le collectif a connu un essor fulgurant. Du Quartier des spectacles de Montréal à Broadway, d’événements prestigieux en performances télévisées, il a élargi son public et l’univers des possibles pour les arts circassiens.

En 2012, Les 7 doigts de la main a remporté le Prix à la meilleure tournée au Canada et aux États-Unis décerné par le Conseil des arts et des lettres du Québec pour la tournée américaine de Traces. Celle-ci a attiré 100 000 spectateurs de Chicago, Los Angeles, Denver, New York et Philadelphie.

En 2017, Réversible a été présenté comme le spectacle de réouverture du Bataclan, à Paris. Ce geste audacieux et éminemment symbolique pour la renaissance d’une enceinte culturelle mythique frappée par la tragédie n’est pas passé inaperçu. « Seule cette compagnie, peut-être, pouvait sublimer ce lieu par tant de grâce », pouvait-on lire dans Le Parisien.

Le spectacle Réversible, des 7 doigts de la main

Le spectacle Réversible, des 7 doigts de la main – Crédit : Cimon Parent

Le Québec en piste!

Le domaine des arts du cirque est peut-être celui où les Québécois ont affirmé le plus vigoureusement leur originalité et leur excellence depuis 25 ans.

En quelques décennies, les arts du cirque québécois se sont démarqués jusque dans des pays où leur pratique est centenaire, comme la Chine. De la tradition, ils n’ont retenu que l’essentiel : le goût du risque et d’offrir du bonheur, du rêve et de l’émerveillement aux spectateurs de toutes générations.

Ce développement phénoménal s’est amorcé par la fondation de l’École nationale de cirque (1981) qui pourvoit aujourd’hui les plus grandes compagnies au monde. Elle fut suivie par l’éclosion d’organismes de création dans plusieurs régions, notamment le Cirque du Soleil (1984), le Cirque Éloize (1995), Les 7 doigts de la main (2002), le Cirque Alfonse (2005), FLIP Fabrique (2011) et Machine de cirque (2013).

25 ans de création circassienne

Vingt ans après la Révolution tranquille, le Cirque du Soleil amorçait en 1984 une révolution turbulente et sympathique qui imposa planétairement un nouveau modèle circassien. Sans animaux mais avec une inventivité à allier les disciplines et des trames narratives fortes qui l’apparentent à une poésie tridimensionnelle. De l’imagination féconde des créateurs et des artistes québécois ont surgi des univers insolites et des œuvres éblouissantes qui ont conquis la planète.

Alegria, du Cirque du soleil, était présenté pour la première fois il y 25 ans exactement.

Alegria, du Cirque du soleil, était présenté pour la première fois il y 25 ans exactement. – Crédit : M-A Lemire

En 1996, le milieu se structure, notamment par la mise sur pied du regroupement En Piste. Puis, en 2001, il est doté d’un haut lieu, la TOHU, qui propose des spectacles de cirque et des expositions aux thématiques afférentes. Suscitant la fierté, l’organisme transforme le quartier défavorisé de St-Michel en l’un des plus attractifs pôles des arts du cirque au monde.

En 2010, la TOHU met en œuvre le festival MONTRÉAL COMPLÈTEMENT CIRQUE, événement rassembleur, accessible et mobilisateur qui déploie la quintessence des talents circassiens d’ici et d’ailleurs dans la métropole, qui entame cette année sa 10e édition!

La 10e édition du festival MONTRÉAL COMPLÈTEMENT CIRQUE comprend les traditionnelles performances sur la rue Saint-Denis.

La 10e édition du festival MONTRÉAL COMPLÈTEMENT CIRQUE comprend les traditionnelles performances sur la rue Saint-Denis. – Crédit : Photowalk

Le cirque est depuis 25 ans un vaisseau amiral de la créativité québécoise et la discipline ne cesse d’évoluer. Seule constante : la démonstration physique éblouissante est généralement au service d’un message empreint d’humanité. C’est peut-être une des clefs de son succès et de son rayonnement.

La reconnaissance des arts du cirque comme discipline artistique

Par l’intermédiaire du Conseil, le gouvernement du Québec a soutenu pratiquement tous les jalons de cette aventure en reconnaissant les arts du cirque et en épaulant ses praticiens ainsi que les organismes qui leur procurent un environnement propice à la formation, au perfectionnement, à l’expérimentation et à la production.

De Guy Laliberté à Daniela Arendasova, en passant par Gilles Ste-Croix et Jeannot Painchaud, le Conseil a également rendu hommage à quelques pionniers en les nommant Compagnes et Compagnons des arts et des lettres du Québec. Ces êtres d’exception ont contribué de manière remarquable à forger le paysage circassien québécois par leur travail, leur talent, leur vision et leur engagement.
Le 27 mai 2019, Daniela Arendasova, Directrice des études de l’École nationale de cirque, recevait avec émotion la distinction nationale de l’Ordre des arts et des lettres du Québec et le partageait avec ses collègues circassiens. 

25 ans du Conseil des arts et des lettres du Québec

Cet article s’inscrit dans une série d’histoires consacrées aux imaginaires et aux œuvres ayant reçu l’appui du Conseil des arts et des lettres du Québec depuis 1994.

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