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Les artistes québécois à la conquête d’Édimbourg

International Infolettre
Andrew Bailey, attaché culturel de la Délégation générale du Québec à Londres, Kate Arthurs, directrice des arts du British Council, Anne-Marie Jean, PDG du CALQ et Marie-Pierre Dolbec, chargée de programmes en diffusion internationale au CALQ.  Le Fringe 2019 bat son plein à Édimbourg.
Andrew Bailey, Québec cultural attaché in UK, Kate Arthurs, Director Arts at British Council, Anne-Marie Jean, CALQ CEO and Marie-Pierre Dolbec, international programs manager at CALQ. Fringe 2019 drawing crowds in Edinburgh.
© DG du Québec à Londres & David Monteith-Hodge (Fringe)

Une centaine d’artistes québécois ont investi les scènes des festivals d’Édimbourg (Fringe, International et le festival littéraire) durant le mois d’août, démontrant avec brio leur savoir-faire en cirque, musique, danse et littérature à un public avide de découvertes et à des programmateurs venus des quatre coins du monde en quête de nouvelles signatures fortes. Et le Québec y a fait sa marque! De salle comble en public conquis, de première en retour attendu, les créateurs québécois y ont reçu un accueil chaleureux et des applaudissements nourris.

Les artistes et les compagnies en ont profité pour nouer des relations et développer de nouveaux marchés qui permettront de soutenir l’ascension amorcée depuis qu’une vingtaine d’entre eux s’étaient fait remarquer aux Festivals d’Édimbourg dans le cadre d’une présentation promotionnelle du Québec en 2015.

L'importance des festivals d'Édimbourg

Les Festivals d’Édimbourg constituent la plus grande manifestation du genre au monde. Chaque été, la ville se transforme en proposant un chapelet de festivals et 3 680 spectacles présentant au public le nec plus ultra de la scène contemporaine mondiale. Des millions de visiteurs la fréquentent et les programmateurs de tous les continents s’y massent, à la recherche de nouvelles propositions artistiques, de créateurs et d’interprètes à découvrir.

Anne-Marie Jean, présidente-directrice générale du Conseil des arts et des lettres du Québec et Marie-Pierre Dolbec, chargée de programmes en Diffusion, Événements et Rayonnement international, étaient invitées par le British Council Scotland, les Festivals d’Édimbourg et Creative Scotland à prendre le pouls de la manifestation et à y effectuer des présentations. Ce fut pour le Conseil l’occasion de rencontrer de nombreux partenaires et de tisser et d’approfondir des liens avec plusieurs professionnels écossais et internationaux présents. Cette initiative s’inscrit dans le Plan stratégique 2018-2022 du Conseil ainsi que dans son cadre d’intervention international (514 Ko) et vient nourrir la réflexion sur les différentes avenues à emprunter pour maximiser le rayonnement des œuvres artistique québécoises sur la scène internationale et soutenir le développement des marchés.

« Les Festivals d’Édimbourg sont une plateforme incontournable pour l’essor de la carrière des artistes et le rayonnement des œuvres québécoises. Le Conseil entend poursuivre le développement d’initiatives permettant de soutenir les artistes et organismes afin que leurs présences sur le terrain mènent à la concrétisation de projets », a commenté Anne-Marie Jean à son retour d’Écosse.

La création québécoise en force au Fringe

Alors que la compagnie de danse Cas Public (« 9 » au Church Hill Theatre) et le chef d’orchestre Bernard Labadie (Orfeo et Euridice au Usher Hall) étaient à l’affiche du Festival International d’Édimbourg, trois compagnies de cirque québécoises figuraient à la programmation du Fringe. Fort du succès remporté au cours des dernières années, FLIP Fabrique y effectuait un retour attendu avec Blizzard (1er au 26 août, Assembly Hall), son nouvel opus, alors que deux autres troupes y faisaient des débuts remarqués : Machine de Cirque (La Galerie, 1er au 25 août, Assembly Rooms) et Les Foutoukours (Kombini, 3 au 24 août, Circus Hub).

La danse y était également à l’honneur avec une rétrospective de la chorégraphe et interprète Lara Kramer qui y présentait trois œuvres au Summerhall : Native Girl Syndrome (2 au 11 août); This Time Will Be Different (13 au 18 août) et Miijin Ki (20 au 24 août). Les voix de Tomson Highway et Patricia Cano ont par ailleurs mis en lumière la cohabitation des univers francophone, anglophone et cri du Québec dans le spectacle Songs in the Key of Cree (21 au 24 août, Kings Hall) et un savant mélange de danse, musique et performance réunissant des artistes autochtones et écossais en formule cabaret dans le cadre du Canada Hub (soutenu par le Haut-Commissariat du Canada au Royaume-Uni). La création contemporaine autochtone québécoise a notamment été remarquée au festival littéraire avec les différentes prestations offertes par l’écrivaine et performeuse originaire de Kuujjuaq, Taqralik Partridge, en compagnie de nombreux artistes de différentes disciplines et origines : Throwing Voices à The Spiegeltent, Songs from the Land : Calling home et Songs from the Land : Sometimes I Speak English au Charlotte Square Gardens.

La programmation de Scène contemporaine autochtone qui proposait des spectacles dans les trois festivals écossais pour la première fois a été conçue par la commissaire Émilie Monnet et réalisée par les Productions Onishka, notamment avec le soutien du Conseil.

Le nombre de diffuseurs, d’agents et de compagnies venus du Québec présenter leurs projets à Édimbourg démontre l’importance de ce marché qui, comme Avignon et Venise, sont des vitrines incontournables pour favoriser le rayonnement international de la création québécoise et lui assurer de nouveaux débouchés.

Cet article fait partie de l’infolettre À L’OEUVRE de septembre 2019.

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