Remises de prix et hommages

© CALQ
24 novembre 2016 Éditorial – La saison des prix

Infolettre À L’OEUVRE – no 78

L’automne pour les arts est la saison des prix. Le CALQ y contribue en attribuant une dizaine de récompenses chaque automne, soit près de la moitié des prix qu’il décerne annuellement, en plus des hommages rendus aux Compagnes et Compagnons de l’Ordre des arts et des lettres du Québec qui transforment notre page Facebook en tableau d’honneur. Mais à quoi sert vraiment ce déploiement d’énergie et de ressources?

Anne-Marie Jean

La consécration et l’espoir

Chaque discours de remerciement me confirme l’importance de ces témoignages d’affection et d’admiration pour les artistes, les écrivains et les organismes artistiques qui les reçoivent. L’émotion est toujours au rendez-vous, s’exprimant avec la candeur désarmante de Safia Nolin ou l’humilité impressionnante d’Edouard Lock. Des larmes jaillissent entre les applaudissements, parce que avec cette consécration vient l’espoir. En effet, un prix peut faire la différence entre un projet et sa réalisation, les créateurs et les organismes ayant tendance à réinvestir leurs récompenses au gré de leurs besoins professionnels. Je vous invite à lire le vibrant témoignage de la Troupe du Bunker à ce sujet.

Un encouragement à poursuivre

Soulignant la qualité exceptionnelle d’une œuvre ou d’un parcours, la reconnaissance publique du travail accompli est un encouragement à poursuivre une démarche de création qui s’effectue souvent en solitaire. C’est une corde de plus à l’arc d’un c.v. mais surtout l’occasion de mesurer l’estime de ses pairs et de la communauté dans laquelle on est ancré, artistiquement et géographiquement. Cela rejaillit sur toute une région qui a raison de s’enorgueillir qu’un lauréat y soit enraciné.

Braquer les projecteurs sur un créateur ou une œuvre lui procure un tremplin promotionnel qui permet de rejoindre le public en stimulant l’intérêt des médias. Les prix sont des ponts. Ils donnent le goût de lire, de voir, d’entendre et de découvrir des œuvres, favorisant ainsi leur rayonnement. Ils amènent aussi le public à s’exprimer à leur sujet, ajoutant félicitations et commentaires sur les réseaux sociaux.

Une tape dans le dos, là où poussent les ailes

Le CALQ se réjouit quand des boursiers ou des organismes qu’il soutient et qu’il a parfois déjà primés sont couronnés par d’autres institutions comme l’ADISQ, les Prix du Québec ou ceux du Gouverneur général, pour en citer quelques-uns, sans parler de ceux remportés à l’étranger. Cela confirme que nos jurys avaient vu juste. À ce sujet, l’exemple de Walter Scott est éloquent. Au cours de la même année, ce lauréat du Prix du créateur de l’année en Montérégie a été sélectionné par la Biennale de Montréal puis invité en résidence au Musée des beaux-arts de l’Ontario.

Les prix et reconnaissances publiques affirment haut et fort que notre société souhaite récompenser l’originalité, la diversité, le talent, le travail et l’imagination déployés par ses artistes et ses écrivains, en soulignant la valeur de leur contribution à notre qualité de vie culturelle. Un prix, c’est une tape dans le dos, là où poussent les ailes.

– Anne-Marie Jean
Présidente-directrice générale

Pour en savoir plus sur les prix et récompenses honorifiques du CALQ :


Cet article fait partie de l’infolettre À L’OEUVRE du mois de novembre 2016.

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